Parler à l’inconscient?

Ca fait quelques jours que je suis posé et que je visionne les vidéos des derniers stages. Ces temps-ci, je me suis déplacé au sud et au nord pour aller animer des formations en PNL et je fais un peu le bilan.

 

L’interprétation de la PNL que je propose, c’est un modèle non pas simplifié, mais épuré. L’idée est de se concentrer sur ce qu’il y a des plus important et intéressant dans cette méthode: les techniques et stratégies d’écoute active, de questionnement.

 

Ca faisait pas loin de 2 ans que je n’avais pas animé de formations collectives en présenciel, et j’avais oublié à quel point on n’apprend pas ça dans les formations en hypnose. Pas que ce soit indispensable. Mais c’est tellement plus simple quand on investit dans le temps d’écoute.

 

 

En même temps, ça correspond à une demande. Quelqu’un qui veut apprendre l’hypnose, il veut apprendre à hypnotiser, à intervenir sur la personne. Si tu fais 2 jours de formations sur l’écoute en formation initiale, personne ne s’inscrit.

C’est-à-dire, qu’en hypnose, c’est très difficile de faire commencer les gens par le début. C’est dommage parce que quand tu sais écouter, tu n’as pratiquement rien à faire. Et c’est d’ailleurs le problème: il y a un besoin de toute-puissance chez beaucoup de praticiens en hypnose. Le désir ou le besoin de faire la bonne suggestion, la bonne métaphore, le bon protocole qui va créer le changement. Comme si ça dépendait de nous!

 

 

Techniquement ce n’est pas compliqué de pratiquer une écoute active. En fait, en PNL, rien n’est compliqué. Si tu ne comprends pas quelque chose en hypnose ou en PNL, c’est qu’on te l’a mal expliqué.

Le plus difficile, c’est de se débarrasser de cette manie qu’on a tous d’intervenir à tout bout de champs. Le conseil, l’évaluation, les questions orientées, les questions à choix restreints, l’évaluation… Ce sont des réflexes qui sont acceptables dans la vie de tous les jours, mais en session d’accompagnement, le cadre est différent.

 

La plupart des gens n’ont personne à qui parler. Je veux dire vraiment parler, sans qu’on les juge, sans qu’on leur dise quoi faire ou comment penser. On libère énormément de choses par l’expression.

 

Bien sûr, je ne parle pas d’écoute passive, d’être en mode cliché du psychanalyste qui écoute vaguement en gribouillant sur son carnet tout en ponctuant de « mmmm ».

 

Ecouter activement, c’est autre chose. Il s’agit de diriger la personne dans son développement, de l’emmener plus loin que ses limites habituelles. Ce qui est déjà une forme subtile d’interruption de séquence.

Il ne s’agit pas de laisser partir la personne dans tous les sens, ou de faire des évitements, ni de la laisser livrée à elle-même, mais de la diriger, de lui faire préciser les informations, d’en faire préciser l’origine et la validité.

 

Parfois la personne peut passer du coq à l’âne, et ce n’est jamais un problème car avec les grilles de lecture de la PNL, on peut trier les informations et les classer par groupes, sans avoir à interrompre ni rediriger la personne.

Même quand la personne aborde des sujets qui semblent n’avoir aucun rapport avec le thème de la séance, la personne parle d’elle et la manière dont elle développe les informations nous donne des indications précieuses sur son fonctionnement.

 

En allant très loin dans le détail anecdotique, en réalité, on élargit rapidement au niveau des croyances et des systèmes de valeur de la personne. Il suffit d’écouter.

 

La personne n’est pas consciente de donner un nombre considérable d’informations en parlant d’un sujet en apparence anodin. La parole est une forme de signal idéomoteur.

 

C’est pour ça que la notion de réponse consciente me gène un peu. Je veux bien comprendre qu’on n’aie pas envie d’écouter, mais dire que c’est inutile car c’est des réponses du « conscient », c’est n’importe quoi.

 

Ecouter, c’est prendre en compte non seulement le langage de la personne, mais sa structure mentale. C’est ce qui permet de s’y retrouver. C’est ce qui permet de définir une stratégie. Sans ça, on n’est qu’un technicien, un réciteur de script, et ce n’est pas le but.

 

Bref, on ne va pas en parler toute la journée. Pour aller plus loin, j’ai republié la formation Questions Hypnotiques  pour acquérir et développer toutes les compétences nécessaire à la pratique d’une écoute active.

 

Pour l’aspect stratégie, tu peux t’abonner à la formation continue

 

 

Merci de ton attention

 

 

Belle journée

 

Manu